• magaliduburcq

La puissance de l'émotion

Mis à jour : janv. 7

1. La réaction émotionnelle

  • 1er round : Je suis victime de mon bourreau

Lorsque je suis blessée, je me décharge sur le déclencheur de mes souffrances. Mon mental, avide de procès, s’en prend à cœur joie pour accabler, juger, voir même condamner celui-ci. Tout est de sa faute, il n’y a aucune raison d’en douter, ni de se remettre en question. Je suis sa victime, il est mon bourreau, à point c’est tout ! Je blâme l’injustice qui s’abat sur moi. Je ressasse toutes les raisons de ma révolte, récoltées dans les moindres recoins.

A terme, cette stratégie m’épuise. Mes pensées incessantes et négatives m’enfoncent dans un tourbillon sans fin. Ma peine reste souffrante tout en polluant la conscience collective. Mes jugements et critiques infertiles m’invitent à chercher une solution ailleurs pour me déloger de ce cul de sac. Je l’avoue, se défouler sur l’humain qui me cause du tort, me procure un certain plaisir éphémère.

  • 2ième round : Le besoin de l’émotion

En partant du constat que nous sommes les maitres de notre guérison, je comprends que je me suis complétement plantée de direction. J’abandonne toute idée identitaire bourreau/victime pour me connecter à mon intérieur. Je m’investis à nouveau, mais cette fois-ci toute mon attention est tournée sur mes sensations corporelles. Ma souffrance m’appelle à ce regard interne pour mettre en lumière ce qui a besoin d’être vu car l’émotion a quelque chose à me dire….



2. Les attributs de l’émotion

  • L’émotion est informative

L’émotion est un outil de connexion à soi pour se connaître davantage. Chaque perturbation émotive ressentie nous informe sur l’état de nos blessures. Elle instruit et communique à ma conscience mes vulnérabilités, mes fragilités, et mes failles. Chaque fois que l’émotion me pénètre, je comprends qu’une part de moi est à guérir.

  • L’émotion est cicatrisante

Malgré l’inconfort que génère l’émotion, celle-ci me veut du bien. Sa fonction est de réparer ce qui est fissuré, cassé, brisé. Sa capacité de guérison m’est offerte si et seulement si je me connecte à ses sensations, et j’assume pleinement sa présence.

  • L’émotion est pugnace

Si l’émotion reste invisible, refoulée ou abandonnée, elle se manifestera à nouveau mais d’une manière plus dense. Tant qu’elle restera frustrée par son invisibilité, elle continuera de jouer son rôle d’éclaireur pour s’assurer d’être enfin la star des projecteurs.

De plus, mes blessures laissées pour compte, non traitées, continueront à macérer jusqu’à déclencher maladie, douleur, dysfonctionnement, ou accident.

La compensation par l’alcool, la drogue, le travail, la nourriture, l’antidépresseur et toute autre substitut de camouflage bloque toute possibilité de guérison.



3. La guérison par l’émotion

  • Vivre et ressentir l’émotion

Pour exprimer son plein potentiel guérisseur, l’émotion doit agir librement à l’intérieur de moi. Plus je m’abandonne à elle sans limite, sans gêne, et sans peur plus je me soigne en profondeur. Je me laisse traverser et je ressens au plus profond de mes tripes sa présence. J’observe où elle se place à l’intérieur de moi, et je n’effectue aucun contrôle pour orienter sa trajectoire. Il est nul besoin, ni utile d’évaluer si mon émotion est normale, proportionnée, juste ou censée, elle est tout simplement. L’émotion doit vibrer à son rythme, à sa manière peu importe la gravité ou la légèreté de la situation qui l’a déclenché. Rien est à noter, à mentaliser, à retenir, à juger, tout est dans le ressenti de l’instant en pleine présence. Même si certaines de mes émotions sont identifiables, il n’en reste pas moins qu’il n'est nullement nécessaire de les distinguer.

  • Aimer l’émotion

Une fois l’émotion pleinement ressentie, il est primordiale de l’accepter. Si je suis totalement présente à mon émotion dans un sentiment négatif envers elle, elle est non désirée, elle est donc inefficace, elle reviendra inévitablement. Tout comme nous, l’émotion a besoin d’être aimée. Connectée à mon émotion, je lui souhaite la bienvenue, je lui offre ma grâce d’être venue me visiter. Je lui propose de l’installer plus profondément à l’intérieur de moi, si elle le souhaite. Je l’invite à rester autant de temps qu’elle le désire. Je fais de mon émotion une invitée exceptionnelle qui mérite toute mon attention. Après tout, elle est la pour mon plus grand bien. Même si cet exercice paraît paradoxale, aimer l’émotion négative sera d’un grand secours. Pour faciliter ce travail d’introspection avec l’émotion, je lui parle intérieurement. Plus j’accorde de l’importance et de l’amour à mes émotions, plus elles pourront guérir mes blessures, et transmuter pour ne plus revenir.

  • Position du corps

La prise de contact avec mon émotion se fait idéalement allongé sur le dos. Si dans l’instant cela est impossible, je m’y attèle plus tard en rejouant à la situation émotive.


      A chaque fois qu’une émotion s’invite, je lui offre ma présence et mon amour. Depuis que je laisse l’émotion pleinement vivre dans la plus grande acceptation, celle-ci n’est plus un problème pour moi. J’observe avec engagement et bienveillance celle-ci agir, je lui accorde ma curiosité intéressée, et elle devient vite un lointain souvenir.


Parce qu’elle et vous le valez bien, laissez-moi vous aider dans ce processus.

© 2019 Être par Magali | Spécialiste du bien-être | Reiki-Bioénergie-EFT-Yoga.

Mise en page par Corinne Bourgeois. Crédit photo Jan Luxcey Photography.

  • Youtube
  • Facebook Être par Magali
  • Instagram Être par Magali
  • LinkedIn Magali